Le Tour de France de l’Egalité femmes – hommes : un chantier prioritaire du Président de la République et des députés de la République En Marche

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. », clamait la philosophe Simone de Beauvoir. Figure majeure du combat féministe, l’ensemble de son œuvre constitue un héritage historique et a également inspiré l’initiative du Tour de France de l’Egalité femmes/hommes menée par Marlène Schiappa. Dès lors, conformément à sa feuille de route, il convient d’assurer l’effectivité des droits, en agissant à la source de toutes les formes d’inégalités et de violences sanctionnées par la loi. Introduire l’égalité au quotidien entre les femmes et les hommes est donc un engagement prioritaire du Président de la République. Le gouvernement a, pour mener à bien cette ambition, organisé des ateliers départementaux et une large consultation en ligne afin de recueillir la parole des citoyens, observer les bonnes pratiques, adapter les politiques publiques et engager la lutte pour l’égalité au quotidien.

 L’égalité femmes/hommes au cœur du pacte social et républicain

L’égalité femmes/hommes, au cœur du pacte social et républicain, a été consacrée par le Président de la République « Grande cause nationale » pour la durée du quinquennat. En effet, selon le gouvernement, c’est un sujet qui doit encore faire l’objet d’interventions et d’impulsions de l’Etat afin de préserver et renforcer l’égalité acquise au fil du temps. Les membres du gouvernement s’engagent donc à faire progresser l’égalité des droits et à assurer l’égalité dans les faits dans une logique de résultats. Ainsi, selon le Premier ministre, « avec le Tour de France de l’égalité, le gouvernement souhaite faire émerger les bonnes pratiques et les dispositifs innovants qui existent dans nos territoires. L’ensemble des Français doit s’approprier le sujet de l’égalité entre les femmes et les hommes ».

Une méthodologie pour transformer les mentalités et pour faire changer les comportements

Lancé le 4 octobre dernier, en présence d’Édouard Philippe, le Tour de France de l’Égalité entre les femmes et les hommes s’est déroulé jusqu’au mois de mars 2018 dans les 18 régions de métropole et d’outre-mer. Il a donné lieu à l’organisation de 824 ateliers départementaux. Cette consultation citoyenne nationale a rassemblé au total plus de 55 000 participants dont 70% de femmes et 30% d’hommes. Plusieurs grandes thématiques ont été abordées à cette occasion telles que les violences sexuelles et sexistes, la formation et le travail, la vie quotidienne, la santé ainsi que la parentalité et enfin l’éducation. Cette consultation avait donc pour vocation de recueillir les témoignages des citoyens qui ont partagé leurs attentes et leurs propositions pour faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes.

Comité interministériel à l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Institut Curie

Le Jeudi 8 mars 2018 le gouvernement a présenté, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, cinquante mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes. Le gouvernement souhaite donc, tout d’abord, diffuser une culture de l’égalité via le volet de l’éducation. Un « référent égalité » va être nommé dans chaque établissement dès la rentrée 2019 car « tout commence à l’école » et que « c’est au début du processus de socialisation que nous devons lutter contre les préjugés sexistes ». Le gouvernement entend également développer la mixité des formations et des métiers en se donnant l’objectif d’accueillir plus de 40% de filles dans les filières scientifiques d’ici 2020 par exemple. Puis, le gouvernement souhaite agir en faveur de l’égalité professionnelle. Dès lors, le gouvernement s’engage à imposer une pénalité financière aux entreprises de plus de 50 salariés qui présentent un écart injustifié de salaires entre les femmes et les hommes à partir de 2022. Le gouvernement entend également faire du numérique un vecteur d’emploi pour les femmes avec l’objectif de 30 à 50 % de femmes bénéficiaires des formations proposées par la Grande Ecole du numérique. Mais le congé maternité va lui aussi être amélioré pour devenir « plus équitable, plus lisible et plus favorable à une prise de congé réelle ». Enfin, le gouvernement souhaite mettre en place de nombreuses mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes. Par exemple, le chef du gouvernement a annoncé que « 5.000 places d’hébergement seraient garanties en 2018 » pour les victimes.

A l’issu du Conseil interministériel Edouard Philippe a estimé que le contexte actuel de « libération de la parole des femmes » doit « nous permettre de faire des avancées encore plus rapides » pour « répondre à l’urgence et être à la hauteur des enjeux ».