Projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie.

Hier soir, après 61 heures de débats, je suis fier d’avoir voté pour adopter le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie.

Bien loin des accusations de salons portant alternativement sur un laxisme de la majorité envers les immigrants ou sur sa brutalité supposée à leur égard, j’ai voté en faveur d’un texte où je retrouve les moteurs de mon engagement politique.

Ces dernières années, je n’ai pu que constater que c’était grâce aux démocrates chrétiens que l’Europe face à la « crise des réfugiés » ne se couvrait pas de honte aux yeux du monde. J’ai frémi lorsque c’est la « nouvelle » gauche française qui a remis au goût du jour la possibilité d’une déchéance de nationalité.

D’aucuns ont pris leurs responsabilités, d’autres non.

Aujourd’hui, les mesures de notre loi permettront enfin d’accueillir avec humanité. L’immigration est une chance et c’est le devoir de la France de s’assurer qu’elle le soit réellement. C’était un engagement d’En Marche depuis le début, ce sera dorénavant une réalité.

Pour cela, la loi conserve cet idéal d’accueil, l’aspiration à l’universel qui constituent la France. Et à cette fin, elle oblige au pragmatisme.

Depuis 2015, la France fait face à un afflux migratoire considérable lié aux déstabilisations du monde. Que l’ancienne politique migratoire ne fonctionne plus se résume aisément : nous accueillons mal ceux à qui nous devons la protection. Dorénavant, la loi entraînera une réduction des délais de traitement tout en renforçant le droit d’asile et l’intégration.

C’est une très belle avancée pour la France et je me réjouis d’y avoir participé. Mais le combat n’est pas fini : il doit désormais être poursuivi au sein de l’Europe. Les enjeux sont européens et c’est avec les autres Etats membres que nous devons œuvrer pour construire une solidarité externe et interne, dont chaque citoyen puisse être fier. Le Président de la République l’appelait de ses vœux au Parlement européen voilà moins d’une semaine. Là encore, les déclarations de fraternité seraient vaines si elles ne s’accompagnaient pas de mesures pragmatiques. C’est pour cela que je soutiens le programme européen qu’a annoncé le Président, apportant une aide financière directe aux collectivités territoriales qui accueillent et intègrent des réfugiés.

Chesterton affirmait « Les vrais idéalistes sont des pragmatiques. »

Voilà l’idéal qui me porte, voilà la promesse d’efficacité et d’effectivité par laquelle je me suis engagé.