Non, nous ne renonçons pas à l’interdiction du glyphosate

La semaine dernière, le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale.

Nous avons construit, à la suite des Etats Généraux de l’alimentation, avec tous les acteurs : les agriculteurs, les producteurs, les distributeurs, les experts, une loi visant à bâtir un équilibre global dépassant les conservatismes des dernières décennies.

Au cours de ce débat, un amendement prévoyant l’interdiction du glyphosate a été rejeté. Au regard des quelques questionnements suscités par ce vote, il m’est apparu important d’apporter les éléments d’information suivants :

  •  L’ambition portée par le Président de la République est claire et inchangée : la France n’utilisera plus le glyphosate d’ici à trois ans, et ce, malgré la reconduction de son autorisation sur le marché européen pour cinq ans. Il est important de rappeler que ce délai de cinq ans a été rendu possible grâce à la voix de la France qui refusait de voir se prolonger l’utilisation de ce produit pour dix ans.
  •  La France ne peut se permettre de pratiquer la sur-transposition des normes européennes dans son droit national. C’est pourquoi la majorité n’a pas souhaité prendre le risque d’inscrire dans la loi un délai de sortie du glyphosate plus court que celui prévu par l’Union Européenne.
  •  Enfin, le député Richard Ferrand, également Président du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, a annoncé la constitution d’une mission parlementaire qui aura pour rôle d’accompagner l’abandon du glyphosate en France d’ici à trois ans et d’identifier les solutions alternatives. Nous travaillons avec tous les acteurs et plus particulièrement ceux de la recherche publique.

Il n’y a donc aucune place pour les polémiques et les approximations. Le Gouvernement et la majorité sont pleinement concentrés sur leur objectif et ne comptent pas en dévier. C’est notre responsabilité à l’égard des français.

Nous continuons à faire ce que nous avons dit. En responsabilité.