Visite de la Brigade Numérique de la Gendarmerie nationale

Florian Bachelier était vendredi 19 octobre au matin en immersion au sein des équipes de la brigade numérique de la gendarmerie, dont le quartier général est basé à Rennes.

Il a notamment pu échanger avec le Général de corps d’armée Alain Pidoux, commandant la région de gendarmerie de Bretagne et la gendarmerie pour la zone de défense et sécurité Ouest, le Colonel Gilles Sorba, chargé de mission auprès de la région de gendarmerie de Bretagne, le Capitaine Patrice Georget, commandant de la brigade numérique, le Chef d’escadron Marielle Chrisment, directrice de programme de contact numérique et le Lieutenant-colonel Michaël Fumery, chargé de mission à la mission numérique.

La brigade numérique est une innovation de la Gendarmerie nationale qui s’inscrit comme l’un des axes majeurs du dispositif PSQ (Police de Sécurité du Quotidien). Cette brigade intervient sur l’ensemble du territoire français métropolitain et ultramarin. La brigade numérique, composée de 20 gendarmes, permet à chaque citoyen de pouvoir entrer en contact, à tout instant, avec la Gendarmerie, via les canaux numériques actuels (site internet, Twitter, Facebook).

 

Les missions principales de la Brigade Numérique sont :

  • Renseigner : apporter des réponses à l’usager dans tous les domaines (journée défense et citoyenneté, recrutement, participation citoyenne, armes, code de la route, procurations, environnement…)
  • Prévenir : aider et informer sur de nombreuses thématiques (harcèlement, violences sexuelles ou sexistes, opération tranquillité vacances, prévention spécifique juniors et seniors, drogues, cybersécurité, intelligence économique, radicalisation…)
  • Orienter : guider l’internaute dans ses démarches, faciliter l’accès aux téléservices, accompagner vers les services nationaux ou territoriaux.

 

Ainsi, à titre d’exemple, la BNum peut être un point d’entrée pour les fraudes à la carte bancaire. Les forces de l’ordre redirigent donc les internautes vers le dispositif en ligne Perceval, permettant de signaler la fraude. Ce service a, depuis le 22 mai, permis de recenser 35 0000 signalements de 15 000 usages frauduleux. Cela représente 350 signalements par jour pour 20 millions d’euros de préjudice. Suite à ces signalements, 200 réquisitions ont été émises.

 

« La création de la brigade numérique est remarquable à plus d’un titre. Elle est remarquable dans la capacité de notre administration à exécuter les politiques publiques, dans des délais courts, lorsque la volonté politique est exprimée clairement. Remarquable également parce qu’elle utilise la technologie numérique pour recréer plus de lien humain entre l’Institution, l’autorité et l’usager, le citoyen. Cela contribue à retisser le lien de confiance avec la puissance publique. C’est plus et mieux de service public. C’est plus et mieux de sécurité. C’est partout sur le territoire et c’est basé à Rennes. »

« L’immersion au sein de la brigade numérique permet également de mesurer les capacités d’innovation et de mutation, de la Gendarmerie en particulier et des Institutions en général. Ici on parle d’intelligence artificielle, de big data, de souveraineté de la donnée, de cyber, de technologies en développement tournées intégralement autour du service rendu à l’usager. L’outil NéoGEND en est d’ailleurs un parfait exemple.

De l’innovation technologique et de l’innovation organisationnelle qui servent la mutation du service public. C’est inspirant de voir comment les femmes et les hommes de la gendarmerie servent l’intérêt général en ne cessant jamais de s’interroger sur l’amélioration de leur engagement. ».