Florian Bachelier : « Il faut qu’on accélère sur les réformes » | Le Figaro

«On n’a jamais vu ça!» Invité du «Talk Le Figaro» mardi, Florian Bachelier est serein comme si son camp, La République en marche, avait remporté les élections de dimanche «Il y a un score historique de la majorité présidentielle sur une élection européenne, c’est-à-dire 5 millions de Français qui ont voté pour la liste Renaissance.» Le député d’Ille-et-Vilaine aurait-il oublié que LREM n’est arrivé qu’en deuxième position derrière la liste du RN? Pour le député, ce qui est certain «c’est que la base de la majorité présidentielle sort renforcée de cette élection».

Bachelier pense que le mouvement des «gilets jaunes» a stimulé le gouvernement, l’a remotivé. Le député d’Ille-et-Vilaine souligne que les réformes portées par le gouvernement vont dans le bon sens. Selon lui, il y a désormais nécessité d’aller vite pour entrer dans «l’acte II du quinquennat»: «Il faut intensifier les réformes fondamentales que nous portons sur l’école, la place de la formation au cœur de tout, la transition environnementale, la compétitivité des entreprises».

«La gauche est fer de lance de notre électorat progressiste»

Autre chantier fondamental: retisser par tous moyens le lien de confiance entre les Français et leurs élus. Car pour le parlementaire, la crise des «gilets jaunes» a «remis un coup de fouet sur la défiance envers la classe politique». Et, pas question de rester sur un tel malentendu à la veille des municipales.

Aux lendemains des européennes et alors que naît un débat au sein de la droitisation de LREM, Florian Bachelier assume être, lui, un homme «de gauche» et affirme pouvoir demain travailler aussi avec Yannick Jadot et les siens si tel devait être le cas.

Il rappelle aussi les valeurs de sa formation. «LREM est un parti qui réussit à allier toutes les valeurs fondamentales de la gauche, l’égalité des chances de la gauche et la liberté des choix de la droite».

Le macroniste reconnaît qu’il y a eu plutôt des réformes «de droite» qui ont été engagées depuis le début du quinquennat mais s’empresse de détailler les futurs chantiers du gouvernement tels que «la dépendance, le vieillissement, la réforme des retraites, l’assurance chômage».

«Non, nous n’avons pas perdu la gauche, plaide-t-il. C’est même la gauche qui est fer de lance de notre électorat progressiste». Il en veut pour exemple les scores en Bretagne. «Dans cette région, on tient sur notre socle de gauche et écologiste depuis le départ.»

Même si elle sert la stratégie du président, la déconfiture de la droite ne le réjouit pas vraiment et le score obtenu par le parti de Marine Le Pen l’inquiète carrément. Il tient aussi pour responsables les partis traditionnels d’opposition, le PS et LR appelés, selon lui, à disparaître s’ils ne changent pas. «Ils se sont tous inscrits dans une opposition systématique car pour eux, peu importe ce que fait la majorité, c’est toujours nul! Ils ont rendu crédible l’alternative Le Pen!»

Revoir l’émission en intégralité : http://www.lefigaro.fr/politique/florian-bachelier-lrem-il-faut-qu-on-accelere-sur-les-reformes-20190529