Voeux 2020

Voeux 2020

Monsieur le Maire,

Messieurs les Maires,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les engagés bénévoles,

Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités,

 

C’est un honneur de vous présenter à mon tour mes vœux pour l’année, et même pour la décennie qui s’ouvre.

Ces cérémonies sont toujours l’occasion de revenir sur l’année qui vient de s’écouler, comme un bilan pour mieux se projeter.

De 2019, je retiens d’abord des héros,

des héros français qui sont tombés dans leur combat contre le terrorisme islamiste.

Pour nous protéger.

Ils s’appelaient Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

Ils s’appelaient Nicolas Mégard, Benjamin Gireud, Clément Frisonroche, Alex Morisse, Pierre Bockel, Julien Carette, Romain Salles de Saint Paul, Romain Chomel de Jarnieu, Alexandre Protin, Antoine Serre, Valentin Duval, Andreï Jouke et Jérémy Leusie.

Tous morts pour la France, pour nous.

Comme sont morts pour nous les 4 policiers assassinés à Paris en octobre dernier.

Je n’oublierai jamais ces cérémonies aux Invalides et à la Préfecture de Police.

L’émotion. La communion de toute la Nation autour de ceux qui avaient fait le choix de porter l’uniforme de la République pour nous protéger.

La France est ce pays qui sait s’unir quand l’essentiel est en jeu.

Et cette force, nous ne devons jamais cesser de la cultiver.

De l’année 2019, je retiens également qu’elle est celle des résultats de l’action menée depuis le début du mandat du Président de la République.

  • 500 000 emplois créés et un chômage qui baisse.
  • Des usines qui rouvrent.
  • Des investissements étrangers dans notre économie à un niveau record.
  • L’apprentissage qui décolle alors que l’on ne l’espérait plus.

Tout cela, nous le devons bien sûr à l’engagement de nos entrepreneurs, de nos commerçants, de nos artisans, de nos agriculteurs.

Mais je crois que les réformes menées ont quelque peu encouragé ce mouvement : les ordonnances travail, la protection chômage, la formation professionnelle.

Nous devons donc poursuivre sur la voie de cette transformation. Et en particulier mener à bien la réforme des retraites

  • pour les femmes qui ont des retraites deux fois inférieures à celles des hommes,
  • pour ceux qui ont des carrières hachées,
  • pour ceux qui doivent partir à 67 ans parce qu’ils n’ont pas toutes leurs annuités,
  • pour nous tous.

Les annonces du premier Ministre et la réponse positive de la cfdt il y a samedi dernier sont d’ailleurs à saluer.

Cela fait 21 ans que je suis arrivé dans cette circonscription, la plus belle de France.

J’étais boursier, étudiant à l’Université Rennes I, en droit.

Et la République m’a donné cette chance : étudier, devenir avocat, puis membre du conseil de l’Ordre, aujourd’hui député.

C’est donc ici que j’ai grandi depuis plus de la moitié de ma vie.

Et vous comprendrez par conséquent l’émotion qui est la mienne – à la moitié de mon mandat – de me trouver parmi vous à l’occasion de cette cérémonie.

Je ne suis pas certain que ces parcours républicains soient encore possibles aujourd’hui.

Parce que durant des décennies, les responsables politiques nationaux de tous bords ont trop souvent renoncé à faire.

Ils ont trop souvent pensé davantage à leur réélection qu’à l’intérêt général.

Les victimes de ces renoncements ? Ceux qui ne sont pas nés au bon endroit ou au bon moment !

  • Les 9 millions de pauvres,
  • Les 4 millions de mal logés,
  • Une génération sacrifiée sur l’autel du chômage de masse,
  • Nos enfants à qui on laisse une dette écologique et une dette financière (77 000 euros versés chaque minute au seul remboursement des intérêts de la dette publique).

Je ne renoncerai donc JAMAIS à agir jusqu’à la fin de mon mandat, jusqu’à sa dernière minute.

Ceux qui me connaissent savent que, comme tout finistérien d’origine, j’ai beaucoup de défauts mais que je ne compte ni mon temps ni mon énergie à vous servir.

J’ai eu d’ailleurs l’occasion de le rappeler dans les pages d’ouest france il y a quelques jours.

Pour citer Clémenceau : « Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. »

Agir donc et rendre des comptes car c’est ce que je vous dois.

L’année 2019 aura ainsi été dans la circonscription l’occasion à mon niveau de faire avancer quelques dossiers centraux :

  • Le renforcement des effectifs de la police nationale à Rennes
  • L’investissement historique sur le CHU Pontchaillou
  • Le pass culture en Ille-et-Vilaine et la labellisation par le ministre de la culture de l’Orchestre Symphonique de Bretagne et de 40mcube
  • La mise en place d’un groupe de travail consacré à l’emploi avec la cfdt, l’ue 35 et pôle emploi
  • Notons enfin que la suppression de la taxe d’habitation a permis aux bretilliens d’économiser 528 euro cette année.

L’occasion pour moi de remercier votre maire à la fin de son dernier mandat pour les années d’engagement au service de l’intérêt général qu’il a consacrée à Vezin.

Au plan national, je me suis battu sur 2 sujets prioritaires :

  • ce qu’on appelle les sujets régaliens (sécurité publique et justice)
  • et la transformation profonde du fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Rappelons que c’est la première Assemblée nationale du non cumul, c’est à dire celle qui a cessé de faire croire qu’un député pouvait être également maire d’une ville de taille importante.

Je suis fier d’être allé chercher, et c’était un combat !, 35 millions euros d’économies d’argent public à l’Assemblée, d’avoir réduit de 8,5 % le nombre de fonctionnaires de l’Assemblée, d’avoir supprimé le régime spécial de retraite et de protection chômage des députés et d’avoir aboli un certain nombre d’avantages totalement hors sol et hors siècle des parlementaires.

Je poursuivrai ce travail en 2020  et je ferai tout pour entraîner les autres, à commencer par exemple par les sénateurs : personne ne peut aujourd’hui comprendre qu’ils bénéficient d’une retraite de 2190 euro/mois pour 6 années de mandat.

2020 sera aussi l’année de l’école républicaine, de la formation.

2020 sera l’année de la mise en place d’un service public d’accompagnement des anciens (que nous appelons parfois pompeusement le chantier de la perte d’autonomie).

Et je veux croire que 2020 nous permettra de mener à son terme la réforme institutionnelle. Moins d’élus professionnels mais des élus aux compétences clarifiées, dont chaque citoyen sera capable de dessiner le périmètre de responsabilités et de financement.

(qui fait quoi ? responsable de quoi ? pour combien ?)

(Sous le contrôle de la représentante du Président du conseil départemental), je rappellerai que notre département, avec un peu plus d’un million d’habitants, dispose en son sein de 8 députés, 4 sénateurs, 54 conseillers départementaux, 25 conseillers régionaux, 122 élus métropolitains rennais, 61 élus municipaux rennais et une kyrielle de syndicats, sociétés publiques locales, sociétés d’économie mixte).

Je crois pour ma part et vous le savez peut être à la création d’une assemblée de Bretagne qui fusionnerait les élus départementaux et les élus régionaux. Je parle bien des élus et non des fonctionnaires. 1 élu par canton mais 1 élu concentré sur sa mission me semblerait largement suffisant.

Les échéances municipales à venir seront d’ailleurs l’occasion, je le crois, de clarifier les visions de chacun, de poursuivre cette transformation du paysage politique français et surtout le changement de méthode, non pas uniquement le changement pour le changement maintenant, mais pour un changement de résultats concrets au niveau national sur la vie et le quotidien des français.

Mesdames et Messieurs,

La responsabilité des dirigeants politiques, c’est aussi de préparer l’avenir quoiqu’il en coûte. Rester proches. Mais voir loin, toujours.

Le Président de la République a évoqué dans ses vœux la nouvelle décennie.

Et nous le sentons tous, celle-ci sera pleine de bouleversements sur le plan environnemental, sur le plan numérique, sur le plan migratoire, sur le plan géopolitique et sur la plan de souveraineté et de la sécurité.

Tout cela ce ne sont pas des défis éloignés, parisiens. C’est ici. Chez nous.

Rennes est par exemple identifiée comme une ville cible dans le trafic des êtres humains, des stupéfiants et sur la carte du terrorisme.

Regardons le monde tel qu’il est et non pas tel que nous voudrions parfois qu’il soit, car c’est le seul moyen pour le changer et pour faire face.

En 2020, je nous souhaite de regarder en face la France du réel, car c’est le meilleur moyen pour construire la France de nos idéaux.

Vous pouvez compter sur moi, je sais pouvoir compter sur vous.

Du fond du cœur : très belle année 2020. Une année d’engagement au service de la France.

Je vous remercie.