Ouest France | Décès dans les Ephad. Le député F. Bachelier s’interroge sur les ARS et les conseils départementaux

Ouest France | Décès dans les Ephad. Le député F. Bachelier s’interroge sur les ARS et les conseils départementaux

Le député LREM de Rennes, Florian Bachelier, évoque dans une tribune son monde d’après crise sanitaire. En prenant l’exemple des drames qui se sont noués dans les Ephad, il pose la question « de la pertinence des conseils départementaux et des agences régionales de santé. »

Dans une tribune transmise à la rédaction, Florian Bachelier, député LREM de Rennes et Premier questeur de l’assemblée nationale, esquisse son monde d’après.

Le parlementaire explique notamment : Demain, il nous faudra regarder attentivement tout ce que la puissance publique a magnifiquement réalisé, tout ce qu’elle a moins bien accompli durant les dernières décennies, comparer avec nos pays amis, pour au final proposer une direction aux Français.

  • « Personne ne sait »

Florian Bachelier ajoute : Quand personne ne sait expliquer à quel niveau précisément se prend et est assumée une décision, nous devons corriger. Quand les bonnes décisions deviennent de mauvaises décisions parce qu’elles sont prises avec retard, nous devons corriger. Quand les compétences, les financements, les responsabilités ne sont pas claires et lisibles pour tout citoyen, nous devons corriger. Quand les décisions sont prises trop loin des Français ou trop éloignées de l’intérêt général, nous devons corriger.

  • « Le drame des Ephad »

Le député se fait ensuite plus précis : Quand plus de la moitié des morts du Covid-19 sont dénombrées dans des établissements destinés à accueillir et accompagner nos aînés, nous devons corriger. Le drame des Ehpad posera nécessairement, par exemple, la question de la pertinence des conseils départementaux et des agences régionales de santé.

  • « Régionalisation »

Pour le premier questeur, il sera également temps de réinterroger la régionalisation de tout ou partie de l’enjeu sanitaire, la reconquête de notre souveraineté nationale alimentaire, industrielle ou numérique ou encore celle de notre autonomie stratégique et au travers cela le niveau pertinent de responsabilités.

Il conclut : Il nous faudra enfin clairement dire qui précisément est responsable de quoi. Et sortir concrètement d’un rapport souvent ambigu à l’État confinant parfois à une forme d’infantilisation réciproquement consentie et blâmée. Je crois pour ma part en un État républicain fort qui s’assume aux côtés de régions et de collectivités locales libres qui s’assument également.

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