Ouest-France – Dotations des députés. Pour le questeur F. Bachelier : « il n’y a pas un euro de dépenses en plus »

Ouest-France – Dotations des députés. Pour le questeur F. Bachelier : « il n’y a pas un euro de dépenses en plus »

Le plafond de la dotation matérielle des députés (DMD) a été relevé de 15 %, en raison de la crise sanitaire. Cette dotation permet de financer les frais postaux, de téléphonie, d’Internet, de taxi… Très critiqué après l’annonce de cette hausse, Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine et premier questeur, désamorce : « Non, il n’y a pas un euro de dépenses en plus. Il y a des corrections, des réévaluations de lignes budgétaires ».

La hausse de 15 % de la dotation matérielle accordée aux députés a provoqué toujours quelques remous. Depuis le 1er février, le plafond de la dotation matérielle des députés (DMD) est passé de 18 950 € à près de 21 800 €. Cette DMD permet de financer les frais postaux, de téléphonie, d’Internet, de taxi… des parlementaires.

« Pas un euro de dépenses en plus »

Très critiqué après l’annonce de cette hausse, Florian Bachelier, député Lrem de Rennes et premier questeur, continue de tenter de désamorcer la polémique :  Non, il n’y a pas un euro de dépenses en plus. Il y a des corrections, des réévaluations (parfois à la hausse, le plus souvent à la baisse) de lignes budgétaires. En l’occurrence, il s’agit d’une augmentation de plafond de 800 000 €. La même semaine, la ligne budgétaire relative aux transports aériens (de certains députés) a été diminuée de 1, 9 millions. 

Le premier questeur Florian Bachelier (LREM) a souligné également dans un document de synthèse que  la crise pandémique a engendré une forte diminution des déplacements et des réunions publiques  ​et «nous avons fait le choix, pour maintenir et renforcer le lien entre les élus et les citoyens, d’organiser au mieux le télétravail des équipes et d’augmenter le nombre de correspondances papier ou numérique à destination de nos compatriotes ».

« 55 millions d’économie »

Le député ajoute : «  On parle ici des moyens de travail des équipes parlementaires adaptés à la situation sanitaire : ordinateurs, logiciels de vidéoconférence, courrier. En aucun cas de rémunération ou d’avantage ».

Il rappelle ensuite les économies réalisées : « ​Ce sont par ailleurs ces députés qui ont supprimé leur régime spécial de retraite, leur régime spécial de protection chômage, l’indemnité représentative de fin de mandat et autres compléments d’indemnités, tous les avantages hors sol et hors du temps cumulés depuis des décennies par les élus professionnels (trains gratuits à vie etc.) ». Il détaille :  Ce sont ces députés qui ont réalisé 55 000 000 € d’économies d’argent public en 3 ans, qui vont en constater plus de 30 000 000 € pour l’année 2020. Et auront, à la fin du mandat réalisé 100 000 000 d’euros d’économies 

Article Ouest-France

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