Chartres-de-Bretagne. Cinq salariés du soin à domicile rencontrent le député, Florian Bachelier

Chartres-de-Bretagne. Cinq salariés du soin à domicile rencontrent le député, Florian Bachelier

Le député Florian Bachelier est venu rencontrer cinq salariés de l’association Assia, pour aborder les problématiques autour du soin à domicile à Rennes (Ille-et-Vilaine).

 

L’association Assia d’aide spécialisée dans les services d’aide et de soins à domicile organisait vendredi 9 avril, dans ses locaux à Rennes (Ille-et-Vilaine) dont le siège se situe à Chartres-de-Bretagne, une rencontre entre le député Florian Bachelier et cinq salariées. Un temps d’échange mis à profit pour aborder les problèmes rencontrés dans le secteur du soin à domicile.

Les acteurs ont chacun leurs rôles, le secteur de l’aide à domicile est sans doute le plus complexe, le versement de la prime Covid est très révélateur. Brigitte Bourguignon, ministre en charge de l’autonomie, a promis une revalorisation des salaires de 13 à 15 %.

« Une grande méconnaissance »

Avec, cependant, une incertitude majeure, le financement dépend en grande partie des départements.

Rémi Coudron, président d’Assia, s’en inquiète et invite les politiques à s’imprégner concrètement de ce qu’est le travail à domicile, « le secteur du soin à domicile est en grande difficulté, on emploie 500 salariés pour près de 4 000 patients. Malgré tout, 15 % des plans d’aide ne sont pas réalisés tout simplement par manque de personnels », précise le président.

Cette prime serait un soulagement pour les salariés. « Il y a une grande méconnaissance du service à domicile, on accompagne aussi des adolescents et on est là pour relayer les aidants », résume Cindy Takorian, représentante du personnel.

L’accompagnement des aînés

« Je partage avec vous cette dimension sociétale, je milite pour le service public de l’accompagnement des aînés, » affirme le député Florian Bachelier. Les salariées d’Assia ne sont pas pour autant satisfaites, « nos métiers ne sont pas reconnus et on n’a pas le droit au Ségur de la santé, sachant que 80 % des personnes veulent rester à domicile », pointe Nathalie Bourgeais auxiliaire de vie à domicile.

Ouest-France, le dimanche 11 avril 2021