Trafics de drogue, règlements de compte : vingt-cinq policiers supplémentaires annoncés à Rennes

Trafics de drogue, règlements de compte : vingt-cinq policiers supplémentaires annoncés à Rennes

La ville de Rennes a connu ces derniers temps une accélération de la délinquance sur fond de trafics de drogue et de règlements de compte violents et mortels. L’hôtel de police de Rennes va être « renforcé de 25 policiers nationaux », annonce ce lundi 19 avril le député LREM Florian Bachelier, après la prise de parole du Président Emmanuel Macron dans le Figaro.

 

Règlements de compte, guerres de territoire, habitants excédés… Après la fusillade qui avait fait un mort à Cleunay, à Rennes, le 17 mars dernier, le procureur de la République, Philippe Astruc était venu dresser un état des lieux des trafics de stupéfiants devant le conseil municipal le lundi 29 mars. Il voulait notamment éviter que Rennes ne bascule​.

En plus des 38 arrivés fin septembre

Dans une interview au Figaro, Emmanuel Macron, le président de la République, donne la priorité à la lutte contre les trafics de stupéfiants, qui explosent ​et forment la matrice économique de la violence dans notre pays​.

Pour faire face à ces explosions des trafics, l’État a décidé de renforcer les moyens dans plusieurs grandes villes de France, dont Nantes et Rennes. À Rennes, ce sont 25 policiers supplémentaires qui vont être nommés. Ils s’ajoutent aux 38 arrivés fin septembre.

« L’État prend sa part, toute sa part »

Pour Florian Bachelier, député La République en marche (LREM) de Rennes et Premier questeur de l’Assemblée nationale, l’arrivée de ces nouveaux policiers avait été demandée à plusieurs reprises, avec d’autres élus de la majorité présidentielle. C’est surtout une réponse à la demande des Rennais, qui n’en peuvent plus de voir se multiplier les actes délictueux et criminels, de plus en plus violents. L’État prend sa part, toute sa part.

Le député poursuit : Cela s’ajoute aux 65 policiers déjà recrutés sur la circonscription de sécurité rennaise depuis 2017, aux 13 nouveaux gendarmes de la brigade numérique annoncés la semaine dernière, aux 62 nouveaux emplois de justice de proximité dans notre ressort ou encore aux 10 magistrats supplémentaires au tribunal judiciaire de Rennes annoncés ici par Eric Dupond Moretti, le ministre de la Justice, il y a quelques jours.

« C’est toujours mieux que moins »

Florian Bachelier espère « que les collectivités embrayeront désormais enfin, qu’elles embrayeront aussi sur le contrat de sécurité intégrée métropolitain que j’ai proposé, mais l’expérience m’a appris à être prudent ».

Ces moyens supplémentaires sont ils l’unique solution pour faire baisser la délinquance et notamment les trafics de drogues ? Réponse du député : Plus de moyens humains, matériels et technologiques, c’est toujours mieux que moins, que la suppression de postes comme on l’a connu par le passé. Mais notre action pour la sécurité ne s’arrête pas là. Nous sommes en train de simplifier la procédure pénale, de réduire les tâches indues, d’équiper les forces en numérique pour réduire la paperasse.

 

« Plus de bleu dans la circonscription »

Dans le viseur du député : « Plus de bleu dans chaque circonscription en 2022 et donc des délinquants dissuadés, des gens rassurés. Sur le plan de la drogue, la mère des batailles et des délinquances, nous fermons chaque jour des points de deal, nous sanctionnons la consommation avec les amendes forfaitaires. Ne laisser aucun répit aux délinquants, aux dealers : c’est notre principe d’action. Chacun a le droit à une vie paisible.

Ouest-France, Vincent Jarnigon