Élections. Face à l’abstention, Florian Bachelier (LREM) parle d’un « coup de semonce démocratique » – Ouest-France

Élections. Face à l’abstention, Florian Bachelier (LREM) parle d’un « coup de semonce démocratique » – Ouest-France

Le député LREM d’Ille-et-Vilaine, Florian Bachelier, s’inquiète face à la montée de l’abstention. Selon lui, il faut cesser d’empiler les échelons territoriaux, au risque de décourager les électeurs. Il défend une Assemblée de Bretagne unique.

 

Pour Florian Bachelier, député LREM d’Ille-et-Vilaine, l’abstention a été « un coup de semonce démocratique », écrit-il dans un communiqué, en rappelant que deux Bretons sur trois ne se sont pas rendus aux urnes, dimanche dernier, lors du premier tour des élections départementales et régionales.

« On peut chercher des raisons conjoncturelles (date des élections, sortie de la pandémie, systèmes de vote archaïques, etc.), on peut s’accuser les uns les autres. Il ne faut pas se mentir : quand les listes qui se qualifient au second tour rassemblent si peu de personnes, c’est un échec pour tous les responsables politiques. C’est le système de la démocratie représentative qui est en danger : quelle légitimité à agir aura un Président choisi par à peine 6 % des électeurs ? », s’interroge-t-il.

 

Deux fois plus de votants en Corse

Florian Bachelier compare avec la participation en Corse, deux fois supérieure à celle observée en Bretagne. « En Corse, les habitants ne votaient pas pour des structures qu’ils n’identifient pas, pour des élus qu’ils ne connaissent pas. Mais pour une seule institution : l’Assemblée de Corse. Et pour un seul enjeu : l’avenir de leur région. »

Le député LREM, également Premier questeur de l’Assemblée nationale, veut en tirer une leçon : « Cessons d’empiler les collectivités, les compétences, les élus et les indemnités. Pour se mobiliser, chacun a besoin de savoir pourquoi », écrit-il, en militant pour une Assemblée de Bretagne unique. « Mon département, l’Ille-et-Vilaine compte 12 parlementaires, 25 conseillers régionaux, 54 conseillers départementaux sans compter les 112 élus métropolitains à Rennes, sans compter les cumuls. Nul ne peut s’y retrouver. Ayons le courage de renverser la table. Sans quoi c’est la démocratie elle-même qui risque d’être renversée. »

Article Ouest-France