Présidentielle. Pour le député F. Bachelier (LREM), le PS n’est plus « qu’un quarteron de rentiers » – Ouest-France

Présidentielle. Pour le député F. Bachelier (LREM), le PS n’est plus « qu’un quarteron de rentiers » – Ouest-France

La maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré, également membre de l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo, souhaite « alternative à Emmanuel Macron » à l’élection présidentielle. Florian Bachelier, député LREM de Rennes, proche du président Emmanuel Macron, lui répond en taclant le PS qui « n’est plus qu’un quarteron de rentiers ».

 

 C’est inaudible, incompréhensible, ça ne décolle pas. Quel sera l’électrochoc ? Est-ce que ce n’est pas montrer nos solutions, ce qui nous unit et surtout offrir une alternative à cinq de plus d’Emmanuel Macron ? Parce que se résoudre à arbitrer un match outrancier entre la droite et l’extrême droite, ce n’est pas ce qui me motive.  ​C’est le constat dressé le 12 janvier, dans les colonnes de Ouest-France par Nathalie Appéré, la maire socialiste de Rennes et membre de l’équipe de campagne de la candidate Anne Hidalgo, à propos de la France, de la gauche et du Parti socialiste avant l’élection présidentielle.

 

« Une litanie égocentrée »

Ce constat a fait bondir le député LREM, Florian Bachelier, également premier questeur de l’Assemblée Nationale. Dans un communiqué, ce proche d’Emmanuel Macron, probablement candidat à sa réélection à Rennes dans la 8e circonscription, décortique le discours de Nathalie Appéré pour mieux le critiquer : « La porte-parole de la candidate socialiste à l’élection présidentielle prend la parole pour déclarer que : « La gauche était inaudible. Rien sur la France, rien sur le fond donc. Rien sur ce que vivent nos compatriotes. Juste une litanie égocentrée et déconnectée du réel qui vise à s’autodécerner un brevet de gauche ​par stratégie électoraliste. »

Le député, en campagne pour le président Emmanuel Macron, cite ensuite Jaurès, il faut partir du réel pour aller à l’idéal. Partons donc du réel : le réel, c’est le choix historique du Président Macron de choisir de maintenir les écoles ouvertes durant la pandémie. Le réel, c’est l’accompagnement incontestable et sans équivalent des travailleurs et des entrepreneurs depuis deux années. Le réel, c’est le rattrapage à marche forcée de deux décennies d’abandon de ceux qui soignent, qui accompagnent et qui protègent ​.

 

« Le réel, ce sont huit engagements »

Le député égrène ensuite les exemples : Le réel, ce sont huit engagements majeurs pris par le Président Hollande et que sa majorité socialiste n’avait pas eu le courage de tenir et que la majorité du Président Macron dont je suis a repris : couverture intégrale du territoire en très haut débit, renforcement des moyens de lutte contre la fraude fiscale, réforme de la dépendance, sécurisation de l’accès aux soins, encadrement des loyers, augmentation des cotisations chômage pour les contrats courts, défense de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, fermeture de la centrale de Fessenheim. Le réel, ce sont aussi d’autres mesures dont nous aurions pu attendre que le parti de Jaurès, Blum, Mitterrand, Badinter, Mendès et Rocard les soutiennent.

Le député liste aussi 39 mesures concrètes sur école, santé, handicap, égalité femmes hommes, service public, justice, pouvoir d’achat, écologie, sécurité, sociétal et international.

 

« Un quarteron de rentiers »

Florian Bachelier s’en prend aussi au Parti socialiste : Je viens de la gauche et du Parti socialiste. Je me désole d’une chose : c’est voir ce parti plus que centenaire se réduire progressivement à un quarteron de rentiers. Je me console par une autre : les idées qu’il a longtemps défendues, la justice sociale, la fraternité, une certaine idée de l’homme, continuent de vivre dans le champ politique au travers de l’action du Président Macron. Jaurès, une nouvelle fois, avait raison : c’est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source. C’est en quittant les rives du parti de Madame Hidalgo pour s’épanouir dans la majorité du Président Emmanuel Macron, que l’esprit de la gauche républicaine vit et vivra​.

 

« Se hisser à la hauteur des défis »

Le député conclu par deux vœux : Puissent les porte-parole des candidats aux primaires ou à l’élection présidentielle prendre la mesure des mots qu’ils emploient et le moment qu’ils percutent. Puissent les candidats eux-mêmes se hisser à la hauteur des défis à venir, des enjeux dont il s’agit et de la responsabilité qu’ils aspirent se voir confier, en se rappelant chaque jour que leur devoir est de servir les Français et pas leurs intérêts, le pays et pas leurs partis​.

 

Ouest-France  – Recueillis par Vincent JARNIGON.

 

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