Presse

OUEST FRANCE [Article] Parlement. 285 912 euros, c’est le coût du Congrès réuni à Versailles

Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine, et Premier questeur de l’Assemblée nationale, répond sur aux critiques sur le Congrès qui se réunit ce lundi à Versailles. Pour lui, « La démocratie n’a pas de prix, mais elle a un coût ».

Ce lundi, le Parlement se réunit en Congrès à Versailles, sur décision du président de la République. face aux critiques sur le coût d’un tel évènement, Florian Bachelier rappelle que c’est Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, qui a fait inscrire, lors de la révision constitutionnelle de 2008, cette possibilité pour le Chef de l’Etat de s’exprimer devant les parlementaires. « Le Congrès se réunit à Versailles car c’est la règle. Ce n’est pas Emmanuel Macron qui fait le choix du lieu. Il respecte ici la règle et l’usage. »

Le coût pris en charge par les deux Chambres
En toute transparence, il donne des chiffres sur le coût du travail parlementaire. Une journée de travail au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) coûte 2,5 millions d’euros. L’Assemblée nationale dispose de 270 millions d’euros de réserve – le Sénat de 1,4 milliards d’euros. « Le coût du Congrès est de 285 912 euros TTC. Il est supporté pour deux tiers par l’Assemblée nationale et un tiers par le Sénat. La majeure partie de ce coût est liée à la captation audiovisuelle qui permettra à tous nos compatriotes de suivre ce moment important pour notre démocratie. »

« Le coût de ce Congrès est désormais connu de tous »
« Notre principe, poursuit Florian Bachelier, c’est la transparence totale. Le coût de ce Congrès est désormais connu de tous, comme nous le faisons pour le budget de l’Assemblée nationale. Comparons ce qui est comparable : les mêmes qui trouvent que baisser la dépense affaiblit le Parlement se plaignent aujourd’hui du coût d’un exercice démocratique prévu dans notre Constitution. »

« Que chaque euro d’argent public dépensé soit bien utilisé »
« Mon engagement pour que chaque euro d’argent public dépensé soit bien utilisé est désormais connu, souligne le Premier questeur de l’Assemblée nationale, en charge de l’organisation financière du Congrès. Je trouve donc insupportable d’entendre quelques-uns confondre bonne gestion de l’argent public et plein exercice de la démocratie. Nous ne devons pas ergoter sur chaque dépense mais nous poser la question de leur utilité pour notre pays. La démocratie n’a pas de prix, mais elle a un coût. Il faut savoir ce que nous voulons : si nous voulons une démocratie moderne, nous devons dire clairement aux français ce que cela coûte. »

« Jamais un Roi n’aurait pris la peine de faire de la pédagogie »
Certains parlementaires ont annoncé qu’ils refusaient de participer à cette réunion du Congrès, en raison du coût mais également de l’impossibilité, pour les groupes politiques, de répondre directement au Président de la République. « Jamais un Roi n’aurait pris la peine de faire la pédagogie de son action et d’ailleurs, aucun Président de la République n’a pris la peine de le faire non plus !, répond encore Florian Bachelier. Il est toujours troublant que des représentants du peuple s’affranchissent de la Constitution qui les a fait élire. J’espère que les déserteurs du jour rembourseront leur indemnité parlementaire à la Chambre dont ils sont issus. »